Enfant tenant dans sa main un biscuit en forme de squelette

Cadmium, glyphosate, PFAS : pourquoi les scandales sanitaires ne changent rien


J’ai pensé pendant longtemps que le cadmium était uniquement un composant des belles couleurs jaune ou rouge que l’on trouve dans certains tubes de peinture. Je me trompais légèrement.

Je vous partage un texte de Lennie Stern, extrait de sa newsletter Oblique, qui explique avec beaucoup de justesse pourquoi, face aux scandales sanitaires qui se répètent, rien ne bouge vraiment. Le cadmium dans les farines et le chocolat n’est que le dernier exemple d’un mécanisme vu et revu : l’information circule, notre angoisse monte, et tout finit par des arbitrages personnels. On examine ses placards, on tente de repérer les marques « saines », on se demande si on a empoisonné toute la famille. Tout cela pendant que les engrais phosphatés continuent de contaminer les sols et que les intérêts financiers en jeu restent protégés.

Ce que montre Lennie Stern, c’est que le problème n’est pas le manque d’information. C’est que transformer réellement le système supposerait d’accepter des pertes — économiques, agricoles, industrielles — que personne n’est prêt à assumer en premier. Alors on produit des classements UFC-Que Choisir. Et le scandale, faute de pouvoir devenir un conflit politique, s’installe dans notre quotidien comme une donnée de plus à gérer.

Un texte à lire, qui pose la bonne question : si la santé de nos enfants ne suffit pas à justifier une transformation du système, qu’est-ce qui le ferait ?


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Crédit photo : Yaroslav Shuraev. Pexels.