Quand l’État dépense plus d’argent qu’il n’en reçoit, il doit emprunter. Pour cela, il vend des titres de dette à des investisseurs : banques, compagnies d’assurance, fonds d’investissement, etc. Ces investisseurs lui prêtent donc de l’argent en échange d’un remboursement futur et, généralement, d’intérêts.
L’État français utilise principalement deux sortes de titres, selon la durée de l’emprunt : les OAT et les BTF.
Les Obligations Assimilables du Trésor : emprunter pour plusieurs années
Les OAT, sont les emprunts à moyen et long terme de l’État. Leur durée peut aller de quelques années jusqu’à plusieurs décennies.
Lorsqu’un investisseur achète une OAT, il prête par exemple 1 000 euros à l’État pour dix ans. En contrepartie, il reçoit généralement des intérêts chaque année. Au terme des dix ans, l’État lui rembourse les 1 000 euros.
L’État peut ainsi emprunter aujourd’hui et étaler le remboursement dans le temps. Les OAT constituent donc l’essentiel de la dette de l’État français.
Les bons du Trésor à taux fixe et à intérêt précompté : emprunter pour moins d’un an
Les BTF, sont destinés à des emprunts beaucoup plus courts : leur durée ne dépasse pas un an.
Le principe est légèrement différent. Le titre est vendu moins cher que la somme qui sera remboursée à l’échéance. Par exemple, un investisseur peut acheter un BTF 990 euros et recevoir 1 000 euros quelques mois plus tard. Les 10 euros de différence correspondent à son intérêt.
Pourquoi l’État emprunte-t-il pour des périodes aussi courtes ? Parce que ses recettes et ses dépenses ne s’équilibrent pas au fil des jours et des mois. Les impôts et autres recettes arrivent à certaines périodes, tandis que les dépenses doivent être payées toute l’année. Les BTF permettent de gérer ces décalages de trésorerie.
Cela ne signifie pas que les OAT servent à financer certaines dépenses précises et les BTF d’autres dépenses. L’État gère l’ensemble de ses besoins de financement et utilise ces deux types de titres en fonction de la durée pendant laquelle il a besoin de l’argent.
Les BTF représentent une petite partie de la dette négociable française. L’essentiel est constitué de titres à moyen et long terme, principalement des OAT.





